Technicien de collectivité et sols

Les sols, auxiliaires de cultures

De nombreux services de l’État et des collectivités locales contribuent, par leur action, à maintenir, préserver ou réhabiliter les sols : espaces verts, risques naturels, urbanisme, assainissement, etc. Chacun, à sa façon, peut changer ses pratiques pour favoriser la résilience des sols face au changement climatique.

Un sol bien géré peut favoriser des rétro-actions positives qui conduisent à améliorer les fonctions des sols.

La vie du sol indispensable à son fonctionnement

Le sol abrite plus de 25 % des espèces animales et végétales actuellement décrites.

L'activité de ces organismes assure de nombreux services indispensables au fonctionnement des écosystèmes terrestres et des sociétés humaines tels la fertilité des sols, la qualité de notre alimentation, la pureté de l'air et la qualité de l'eau Comme un agriculteur, le service des espaces verts doit faire avec un sol biologiquement actif. Les organismes du sol (bactéries, champignons, nématodes, collemboles, vers de terre, carabes, …) seront des auxiliaires pour lutter contre les insectes ravageurs ou les maladies, décomposer la matière organique en éléments nutritifs pour les plantes, dégrader certains polluants organiques mais aussi pour recréer de la porosité et favoriser ainsi l’infiltration de l’eau et son stockage.

Différentes pratiques favorisent la biodiversité des sols :

  • L’augmentation de la teneur en matière organique du sol à travers des apports réguliers de matière organique (compost, fumier…), le maintien des résidus de cultures ou de tontes…
  • La limitation des intrants agrochimique,
  • La réduction du tassement du sol par des passages répétés d’engins lourds ou lors des chantiers en particulier sur sols mouillés.
  • La diminution du risque d’érosion. Le maintien d’une couverture végétale ou des résidus de cultures en place protège le sol de l’érosion, fournit un habitat pour les organismes du sol et réduit l’évaporation.

Stop à l’imperméabilisation

Pour l’aménagement ou l’urbanisme, il s’agit de stopper à terme l’artificialisation et l’imperméabilisation des sols. En attendant, pour les limiter, existent des techniques à base de matériaux drainants qui permettent à des zones artificielles de rester perméables aux eaux de pluie et de ruissellement.

Le sol, formidable épurateur

L’assainissement et la gestion des eaux pluviales, gros consommateurs d’espace, peuvent s’appuyer sur un sol naturel ou renaturé plutôt qu’artificiel. Plus un sol sera naturel et riche, mieux il permettra l’infiltration et l’épuration.

Renaturer les sols pollués

Les friches, qu’elles soient industrielles ou agricoles, sont des espaces convoités, destinés bien souvent à des zones artificielles et imperméabilisées. Ces choix ne dépendent pas des services techniques, cependant, ceux-ci peuvent influencer des choix politiques en proposant des solutions alternatives. C’est le cas de la restauration de friches industrielles au profit de zones naturelles ou jardinées.

Point de vigilance :

Des transferts de polluants peuvent apparaître ou s’aggraver lors de changements d’usage des sols, notamment en cas de désimperméabilisation. La question du risque sanitaire sera également à prendre en compte dans le cas de suspicion de pollution. Le guide « Présomption de pollution d’un sol – Des clés pour comprendre et agir » a pour objectif de permettre à toute personne préoccupée par une question de pollution de sols de trouver la démarche à mettre en place pour disposer d’éléments de réponse et de solutions à mettre en œuvre. Ce guide, lui permet également d’identifier les assistances possibles et de rédiger une commande auprès des experts qu’elle pourrait être amenée à faire intervenir.

Que dit le PNACC 2 ?

La résilience des sols est un enjeu majeur car ils sont le support de nombreux milieux et secteurs d’activités comme l’agriculture et la production d’énergie et de matériaux renouvelables. En outre,les sols contribuent à la régulation de la ressource en eau et à la séquestration de carbone atmosphérique. C’est également un milieu vivant support d’une biodiversité très riche.

Dans le cadre du Plan biodiversité, le MTES limitera l’artificialisation et l’imperméabilisation des sols, en cherchant à les stopper à terme, grâce aux différents outils mobilisables que ce soit à l’échelle nationale,de l’aménagement du territoire (ex. : Schéma de cohérence territoriale, Plan Schéma de cohérence territoriale, Plan local d’urbanisme intercommunal),du projet (ex. : modification de pratiques, recyclage de modification de pratiques, recyclage de friches après restauration) ; et étudiera les possibilités de rendre à la nature, voire remettre en culture des territoires anthropisés (ex.: dépollution, restauration de friches industrielles).

Pour en savoir plus sur le Plan National d'Adaptation au Changement Climatique

Ressources

Découvrir les sols sous un autre angle

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